Les promesses de la haute disponibilité dans le Cloud

haute disponibiliteAprès avoir défini la Haute Disponibilité et décrit comment elle pouvait être mesurée, je vous propose de conclure cette première série d’articles avec le site Cloud  Consulting par un petit tour d’horizon des promesses des fournisseurs de Cloud Computing.

Et comme pour les articles précédent, si vous avez des remarques questions n’hésitez à visiter le site cloudconsulting.fr ou à laisser vos questions dans les commentaires.

Les fournisseurs de Cloud Computing garantissent entre 99,9%, soit 8 heures d’indisponibilité (Amazon S3, SimpleDB, Azure Services) et 99,95%, soit 5 heures d’indisponibilité (Amazon EC2, Azure Compute) par an. GoGrid propose quant à lui une offre de Cloud Computing garantie à 100% avec un pay-back de 10000%. Attention cependant, ce chiffre de 100% ne correspond pas à une mesure de la HA de GoGrid, puisqu’il est inatteignable par définition. Il s’agit plutôt d’un dispositif contractuel (SLA – service level agreement) comme certains autres fournisseurs en proposent, qui rembourse dans ce cas jusqu’à 100 fois (10000%) les coûts d’indisponibilité : par exemple, pour 5 heures annuelles d’indisponibilité du service « GoGrid Compute », le fournisseur vous rembourse 500 heures.

Dans le Cloud Computing, ces chiffres de HA doivent être interprétés de différentes manières :

  • Dans le cas de l’ITaaS (IT as a Service : Amazon EC2, GoGrid Compute, Azure Compute), service principal autour duquel s’articulent les offres de Cloud Consulting, la HA correspond à la disponibilité de la plateforme hardware du fournisseur : en clair, des pannes dans le datacenter. Puisque votre IT déporte ses propres serveurs dans le Cloud, elle reste responsable des crashes software mentionnés précédemment. Cependant, la correction d’un crash software est généralement bien plus rapide (quelques minutes à quelques heures) que celle d’un crash hardware (quelques heures à quelques jours).
  • Dans le cas de la PaaS (Platform as a Service : force.com, Google AppEngine), la HA correspond à la combinaison de la disponibilité des datacenters du provider et celle du framework logiciel apposé par-dessus. La HA est donc sensiblement moins bonne (exemple : 99.9% pour Azure Services contre 99.95% pour Azure Compute). Qui plus est, votre IT doit toujours assumer la gestion des crashes du logiciel déployé par-dessus la PaaS.
  • Dans le cas du SaaS (Software as a Service : salesforce.com, Google Apps, Oracle OnDemand), la HA correspond à la combinaison de trois taux de disponibilité : celle des datacenters du provider, celle du framework logiciel apposé par-dessus, et enfin celle du SaaS à proprement parler au sommet de la pyramide. Malgré cette combinaison complexe, la HA d’un SaaS est souvent meilleure que celle d’un PaaS (si l’on y intègre le taux de HA du logiciel déployé par-dessus le framework), puisque le SaaS est développé spécifiquement par le fournisseur, pour sa propre plateforme, avec une connaissance optimum des contraintes. A contrario, votre propre logiciel déployé par-dessus un PaaS peut subir des incompatibilités.

En conclusion, il faut donc retenir que la promesse de HA du Cloud Computing est certes tenue, mais elle ne devient pas totalement transparente ou abstraite pour votre IT.

Si vous souhaitez plus d’informations sur ce sujet n’hésitez pas à contacter : cloudconsulting.fr.

Posted by Alexandre (Cloud Consulting)

Sur le même thème :

2 Responses to “Les promesses de la haute disponibilité dans le Cloud”

  1. Clement says:

    Une telle entreprise est elle vraiment sérieuse avec une telle présentation (slide), ainsi qu’un nom de domaine contenant une frame vers http://cloudconsulting.free.fr/ ?!

  2. Guillaume says:

    c’est clair que le site ne fait ni envie ni sérieux

Leave a Reply